DESCRIPTION :
L'insecte adulte est un papillon de 35 à 40 mm d'envergure,aux antennes pectinées. Les ailes antérieures sont grises, avec deux bandes foncées parallèles, les postérieures blanches marquées d'une tache sombre à l'extrémité postérieure. La larve est une chenille de 30 à 40 mm de long, brun noirâtre avec des taches rougeâtres sur le dessus et les flancs. Sa face ventrale est jaune. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants et allergisants, ce qui fait qu'elles ont peu de prédateurs. Les chenilles marchent en procession de manière curieusement saccadée.
BIOLOGIE :
Les papillons, qui éclosent durant l'été, entre juin et septembre selon le climat, pondent leurs œufs déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 320 sur les rameaux ou les aiguilles de diverses espèces de pin. L'éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Elle donne naissance à des chenilles qui muent trois fois avant l'hiver à des dates variant selon la latitude et l'altitude et probablement liées à l'humidité, à la température ainsi qu'à l'amplitude thermique, ainsi qu'à la radiation globale et la photopériode. Les pics de tempétature (chaud ou froid) peuvent stopper provisoirement l'alimentation de la chenille. Plus on monte vers le nord et en altitude, plus la larve se développe lentement, en abrégeant la diapause nymphale. Les chenilles passent la journée, et tout l'hiver, abritées dans un nid volumineux construit au quatrième stade larvaire (côté sud pour profiter des rayons du soleil). Elle en sortent la nuit pour s'alimenter, se déplaçant en « procession » suivant un fil de soie qui leur permet de rentrer au nid. La cohésion de la file en déplacement est assurée par le contact de la tête d'une chenille avec les poils de l'abdomen de celle qui la précède. Au printemps, la colonie, conduite par une femelle, quitte le nid, toujours en procession pour gagner au sol un endroit bien ensoleillé et s'enfouir dans un trou où chacune des chenilles va tisser son cocon pour démarrer son processus de transformation en chrysalide. Au bout de plusieurs mois, voire plusieurs années, les chrysalides sont transformées en papillon qui sortent de terre. Le cycle peut alors reprendre par accouplement de la femelle et du mâle qui meurt un ou deux jours après, alors que la femelle s'envole vers une branche pour pondre ses 70 à 300 œufs avant de mourrir aussi. Les petites chenilles éclosent 30 à 45 jours après la ponte.
DEGATS :
Les chenilles se nourrissent des aiguilles des pins, entraînant une défoliation partielle et une déformation des rameaux, et en cas d'infestation massive, un affaiblissement important des arbres ouvrant la voie à d'autres ravageurs et parasites. Les espèces attaquées sont surtout le pin d'Alep, le pin maritime, le pin noir d'Autriche, le pin laricio et le pin sylvestre. Le cèdre est également parasité. Les chenilles peuvent avoir jusqu'à un million de minuscules poils très urticants qui se libèrent dans l'air. Leurs longs poils se brisent facilement et sont transportés par les courants d'air. Leur fort caracère urticant peut provoquer chez l'homme des réactions de démangeaison au niveau du cou, des mains et des yeux, mais aussi des œdèmes, des troubles occulaires et respiratoires.
ENNEMIS NATURELS :
Diverses espèces d'insectes, diptères et hyménoptères, parasitent la processionnaire du pin ou en sont des prédateurs, notamment des œufs.
MOYENS DE LUTTE :
Pour les petites surfaces :
Lutte mécanique : pour les surfaces réduites (parcs et jardins), elle consiste à enlever et à détruire les pontes et les nids. Dans ce cas, il convient de se protéger de tout contact avec les poils urticants des chenilles. Il est conseillé d'utiliser un échenilloir qui est un sécateur au bout d'un long manche.
Le piège triangulaire, à base de phéromone de synthèse suspendu en hauteur, attire en juin les papillons mâles croyant trouver une femelle. Ce piège est efficace pour plusieurs arbres.
Pour les grandes surfaces :
Lutte chimique : par pulvérisation aérienne d'insecticides, est de plus en plus abandonnée.
Lutte biologique : la méthode la plus utilisée est la pulvérisation de toxines produites par une bactérie, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki, qui est efficace contre les chenilles de lépidoptères. L'ingestion de ces toxines provoque la mort des larves par septicémie. Malheureusement, cette toxine tue aussi quatre autres variétés de papillons, donc à n'utiliser qu'en l'absence de ces derniers.
Ces chenilles consomment les aiguilles des pins (et parfois de cèdres). Des branches sont défoliées, d'autres portent des aiguilles jaunies et flétries, comme brûlées. La défoliation ne provoque pas la mortalité des arbres mais en ralentit la croissance. Les chenilles forment des nids très visibles en hiver et les arbres prennent un aspect peu esthétique. En fin d'hiver, les chenilles et les nids sont un danger pour les personnes et les animaux domestiques. Ces chenilles sont donc une plaie, et dans certaines régions des règlements imposent aux propriétaires de pins infestés de les traiter. Elles ont malheureusement peu de prédateurs, les oiseaux en général ne les mangent pas à cause de leurs poils urticants et de leur mauvais goût. Seul le coucou s'attaque aux chenilles, parfois même dans leur nid, et la mésange huppée chasse la première forme larvaire. On m'a rapporté que des mésanges les chassent lorsqu'elles sont en procession. Leur principal prédateur est le grand calosome, un carabe, insecte coléoptère vivant ordinairement sur le sol, remarquable avec ses élytres aux reflets verts métalliques. C'est la larve de calosome, ressemblant quelque peu à une chenille, qui en fait la plus grosse consommation. Elle monte parfois aux arbres pour attraper ses proies. Plusieurs espèces de guêpes ainsi qu'un champignon, le cordiceps, peuvent les parasiter. La chenille processionnaire du pin est décrite classiquement comme infestant la forêt méditerranéenne, et on la trouve en Europe méridionale et centrale, ainsi qu'en Afrique du Nord. En France, toutes les régions au sud d'une ligne Lorient - Orléans - Dijon sont atteintes, sauf en montagne. Certains pensent que les chenilles sont de plus en plus fréquentes, elles bénéficient de conditions favorables :
- on a planté beaucoup de bois et forêts de pins, - les hivers sont de moins en moins rigoureux, donc la chenille a pu s'étendre au nord de sa zone d'origine,
- les populations de calosomes et de guêpes parasites ont peut-être été affaiblies par les insecticides. On trouve parfois des nids de chenilles sur d'autres arbres que les pins, sur des feuillus. Il s'agit d'autres espèces de chenilles. En particulier, la chenille processionnaire du chêne semble redoutée des forestiers. Le traitement préconisé contre la chenille du pin est efficace contre toutes les chenilles.
DANGER DES CHENILLES :
En fin d'hiver et au printemps, les chenilles se déplacent au sol en procession. On peut aussi en voir occasionnellement lors de belles journées d'hiver ou même en fin d'automne. Les chenilles sont recouvertes de poils urticants et peuvent occasionner des désagréments ou même des ennuis graves aux personnes et aux animaux. Chaque poil est relié à une glande à venin. Ce venin, provoquant une nécrose tissulaire, est libéré lorsque le poil très fragile se casse. En cas de vent, des poils urticants infestant les nids peuvent être dispersés et tomber sur les promeneurs ou être inhalés. Les ennuis provoqués sont des démangeaisons, des oedèmes, des troubles oculaires, des accidents respiratoires et d'autres symptômes plus ou moins graves suivant les individus, en particulier s'ils sont allergiques ou asthmatiques. Les petits enfants sont particulièrement exposés à ces risques (en cas de symptôme, consulter immédiatement). Les nids de chenilles dans les lieux publics, parcs et jardins, sont donc une grave menace de santé publique, qui devrait être sérieusement prise en compte. Les chiens sont tentés de flairer les chenilles de près et d'en avaler, ce qui provoque une nécrose de la langue, et peut être mortel (consulter immédiatement un vétérinaire). On m'a rapporté le cas d'un poney mort des suites de l'ingestion d'une branche infestée. Les chats, plus prudents, sont rarement atteints.
La vie des chenilles:
La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa SCHIFF.) est la forme larvaire d'un insecte appartenant à l'ordre des lépidoptères (un papillon nocturne, gris avec des motifs noirs et des taches blanches. L'activité des chenilles, l'alimentation et la confection du nid sont nocturnes. Le cycle biologique de cet insecte est annuel. Les adultes, papillons nocturnes à vie brève (un jour), s'envolent au cours de l'été, de fin juin à mi-août. Ils recherchent un hôte pour pondre, pin ou cèdre (les autres conifères ne sont pas attaqués). Les arbres jeunes sont préférés et parmi les différentes espèces de pin, le pin d'Alep semble leur favori. Ils peuvent parcourir ainsi quelques kilomètres. Les femelles pondent des oeufs par centaines autour de la base de quelques aiguilles. Ces oeufs forment un manchon gris argenté recouvert d'écailles, et long de deux à cinq centimètres. Le développement larvaire complet s'effectue en cinq stades, pendant la fin d'été, l'automne et l'hiver. Dans les premiers stades larvaires, les chenilles ne sont, paraît-il, pas urticantes. Dès leur éclosion en été, trente à quarante jours après la ponte, les larves commencent à manger des aiguilles de pin et tisser des abris en soie. Ces premiers abris sont légers et peuvent passer inaperçus. Une touffe d'aiguilles qui jaunit en est la principale manifestation. Dès que la zone autour de leur abri n'offre plus de nourriture suffisante, les chenilles émigrent plus haut dans l'arbre et forment un nouveau nid. On peut parfois les voir migrer en procession sur le tronc ou les branches de leur pin, lors de journées ensoleillées. Pour finir, les chenilles construisent un nid solide pour passer l'hiver, qui les protège du froid et de la pluie. Ce dernier nid, construit fin octobre ou début novembre dans les branches les plus hautes, est beaucoup plus gros et solide que les précédents, et de ce fait, très visible. Les aiguilles autour desquelles est bâti le nid sont conservées intactes. À la fin de leur développement, en mars ou avril, les chenilles quittent l'arbre et cherchent un endroit au sol suffisamment chaud et meuble pour s'enfouir et se transformer en chrysalide, d'où émergera le papillon. Les chenilles se déplacent en processions de plusieurs dizaines d'individus, chaque chenille étant reliée par un fin fil de soie à la précédente. Je ne sais pas quelle distance elles peuvent parcourir, mais j'en ai vues assez loin de tout pin (une centaine de mètres). Les chenilles sont parfois visibles dès le mois de janvier si le temps est doux. Les papillons peuvent s'envoler quelques mois plus tard, mais les larves peuvent aussi dans certains cas rester quelques années dans le sol avant de prendre leur envol. Le grand entomologiste français Jean Henri Fabre a écrit un livre délicieux sur les chenilles processionnaires au début du XXe siècle. Il a fait avec elles des expériences amusantes, comme les faire tourner en rond sur le bord d'un vase ; elles tournent pendant des jours. Il nous les rendrait presque sympathiques... Le texte est disponible en livre de poche chez R. Laffont (dans un recueil contenant de nombreux textes, Souvenirs entomologiques). Le texte était disponible en anglais depuis des années sur Internet, la version originale en français est
maintenant en ligne.
La lutte contre des chenilles:
La lutte contre les chenilles peut prendre différentes formes selon les saisons, en fonction des stades d'évolution de l'insecte. Les actions décrites dans les paragraphes ci-dessous ne dépendent évidemment pas des dates administratives des saisons, mais sont liées au cycle de l'insecte, variable suivant les régions et le temps. Il n'existe aucun moyen de se débarasser définitivement des chenilles. Le traitement est à refaire chaque année. En effet, même si on détruit toutes les chenilles existant sur un terrain donné, les arbres seront réinfestés l'année suivante par des papillons pouvant provenir de plusieurs kilomètres. Ce traitement annuel doit donc être maintenu tant que des nids, et donc des papillons, existent dans la région. Il n'y a pas de méthode de lutte contre le papillon lui-même. Il paraît que des recherches sont en cours. La méthode consisterait à piéger les papillons en les attirant avec des phéromones, comme on le fait avec d'autres insectes. J. H. Fabre, qui écrivait à une époque où les insecticides étaient rares ou inexistants, recommandait de détruire les oeufs en août, après la ponte et avant leur éclosion. Les oeufs sont pondus selon lui dans les branches basses des pins, à portée de main. Ils sont groupés autour de la base de aiguilles situées à l'extrémité des rameaux, et forment comme un chaton gris et soyeux, assez visible dans le vert foncé du feuillage. Il suffit d'arracher l'aiguille qui le porte et de l'écraser par terre. J. H. Fabre recommande également de couper préventivement les branches basses des pins. Cependant j'ai vu des nids sur des pins dont les branches les plus basses sont à plus de cinq mètres.
En été et automne:
La meilleure méthode consiste à traiter les arbres pendant la saison où les chenilles mangent les aiguilles, avec un insecticide spécifique. En effet, les nids dans lesquels les chenilles passent la journée, leur assurent une protection efficace contre un insecticide ordinaire. Utiliser un insecticide à base de Bacillus Thuringiensis (BT). Il se présente sous la forme d'une poudre qu'on dilue dans l'eau et pulvérise sur l'ensemble du feuillage. Un traitement annuel peut suffire, à faire pendant la période où les chenilles mangent des aiguilles. La meilleure époque est l'été, après la ponte et l'éclosion des oeufs, mais avant la formation des nids d'hiver. On peut traiter dès qu'on aperçoit le travail des chenilles (des touffes d'aiguilles jaunies), en août. Les exploitants forestiers font faire des pulvérisations par hélicoptère ou depuis des engins tout-terrain (un pulvérisateur motorisé très puissant est monté sur le plateau de l'engin, et peut souffler le produit jusqu'en haut des arbres. Ces procédés sont difficilement accessibles au particulier hébergeant quelques arbres attaqués. Certaines communes organisent la lutte contre les chenilles processionnaires et proposent aux particuliers le passage d'un hélicoptère ou d'engins motorisés à coût partagé. Pour des arbres jeunes, pas encore trop hauts, on peut agir avec un pulvérisateur de jardin et une échelle.
En hiver:
Si le traitement n'a pas été fait ou s'il a échoué, et que les nids d'hiver sont apparus, que faire ? Le traitement au BT est toujours possible, mais on peut aussi détruire les chenilles en profitant du fait qu'en principe, dans la journée, les chenilles sont dans le nid ou à sa partie supérieure (elles prennent le soleil). On peut couper les rameaux atteints avec un sécateur ou un échenilloir (un sécateur au bout d'une longue perche et commandé par une corde). Il n'y a aucun risque que les chenilles sortent du nid coupé, se dispersent et remontent dans l'arbre (même après plusieurs jours, les chenilles restent fidèles à leur branche et leur nid). Brûler ou enterrer les nids. Cependant ne pas couper le rameau sommital d'un pin, car cela provoquerait une déformation de la future flèche, et éventuellement la formation d'une fourche. Les chenilles sont urticantes et ne doivent pas être touchées. Les nids eux-mêmes peuvent être urticants, car infestés de poils. Il faut donc porter des gants, un masque et des habits protecteurs (en tissu ou matériau lisse, sans quoi des poils urticants peuvent s'y incruster). Je ne connais pas de méthodes de lutte sur de grands arbres, dès que le haut du feuillage est inaccessible aux pulvérisateurs, et les nids trop hauts pour l'échenilloir. Certains recommandent de tirer au fusil de chasse sur les nids pour les endommager, par un jour froid et humide. Je vous laisse juger de cette proposition. L'idée n'est pas de détruire directement les chenilles, mais de détériorer le nid de façon à ce qu'elles ne résistent pas au froid de l'hiver. Si des nids sont restés dans les arbres en hiver, certains recommandent d'empêcher les chenilles de descendre au sol, en posant dès janvier un anneau de glu sur le tronc des arbres (mais si votre terrain héberge des calosomes, ce n'est peut-être pas une bonne idée). Attention, si elles sont nombreuses, les chenilles arrivent à passer en marchant sur le corps de celles qui sont engluées.
Au printemps:
Il n'est pas inutile de détruire les chenilles en procession, si on vient à croiser leur chemin, pour éviter leur dissémination future, mais aussi et surtout à cause du danger qu'elles présentent. À ce stade, les chenilles ne s'alimentent pas et le BT n'est vraisemblablement pas efficace. Les chenilles peuvent alors être détruites avec des insecticides courants, et jetées ou enterrées (car même mortes, elles restent urticantes). Les gens pas trop sensibles peuvent se contenter de les écraser. Les nids restants après la descente des chenilles sont vides, et ne sont pas un foyer d'infestation pour l'année suivante (c'est les papillons sortant des cocons souterrains qui réinfesteront l'arbre). Les nids seront petit à petit détruits naturellement. Il n'y a pas obligation de les enlever sauf pour la gêne esthétique. Il n'y a aucun traitement à faire (sauf noter sur son agenda le traitement à faire fin août).
Les insecticides à base de Bacillus Thuringiensis (BT).
Comme déjà dit, ces insecticides se présentent sous la forme d'une poudre qu'on dilue dans l'eau et pulvérise sur l'ensemble du feuillage. Le principe actif (BT) est bactériologique et non chimique : c'est un bacille provoquant une maladie mortelle des chenilles ; le bacille est ingéré par les chenilles lorsqu'elles mangent des aiguilles qui ont reçu le produit. Pour cette raison, le BT n'agit que sur les larves de lépidoptères, et est considéré comme non toxique pour les autres espèces animales, même les autres insectes (d'ailleurs il est accepté en agriculture biologique). Comme pour toute pulvérisation, agir un jour sans vent, et sans risque de pluie. Les chenilles mangeant la nuit, il est sans doute préférable de traiter en fin de journée. On trouve facilement dans le commerce et à bon marché (moins de 10 euros) différents produits à base de BT (chercher au rayon jardinerie les insecticides contre les chenilles et regarder la composition du produit). Ces produits ne sont pas spécifiques des chenilles du pin, mais servent aussi à lutter contre d'autres lépidoptères, parasites des cultures, comme la piéride du chou, les noctuelles, pyrales, etc. Le bacille est parfois mélangé à des insecticides chimiques, pour avoir un spectre d'utilisation plus large. Je préfère utiliser un produit ne comportant que du BT comme principe actif, préservant ainsi le caractère peu nocif de celui-ci. Pourquoi pulvériser un produit mélangé, qui tuera les abeilles et les calosomes, et sera toxique pour les poissons si le produit vient à atteindre un ruisseau ou une mare, alors que le BT seul est parfaitement efficace et peu (ou moins) toxique ? J'ai expérimenté le BT sur des chenilles qui infestaient mes pins en traitant début septembre 2000 : il s'est révélé très efficace (un seul nid d'hiver sur un pin que je n'ai pas pu pulvériser entièrement, les autres pins, plus petits et au nombre d'une dizaine, en étaient indemnes).
Travailler en hauteur:
En 2001, mes pins sont devenus un peu hauts pour mon pulvérisateur. Les rallonges vendues dans le commerce ne sont pas bien longues, et du sol, on ne peut guère pulvériser plus haut que trois mètres. Une échelle ne fait gagner que deux mètres. J'ai imaginé de bricoler une rallonge vraiment plus longue, et c'est finalement facile. Les rallonges vendues sont en deux parties, on peut les séparer et les relier par un tube de plastique transparent (vendu dans les magasins de bricolage), maintenu par deux colliers. Le tout est placé sur une perche la plus longue et légère possible (j'ai utilisé une tige de bambou, un manche de balai de piscine conviendrait aussi). Il faut naturellement un pulvérisateur à dos pour laisser les mains libres. Ce système est rapide à monter et fonctionne très bien. Cependant un pin adulte reste complètement hors de portée. Une solution pour traiter les grands arbres, que ce soit pour pulvériser de l'insecticide ou couper les branches infestées, consiste à louer une nacelle. Un lecteur m'a signalé cette possibilité qui lui avait coûté dans les 160 euros. Il faut chercher dans les pages jaunes à la rubrique Plates-formes et nacelles élévatrices.
À qui s'adresser pour un traitement ?
Comme mentionné plus haut, certaines communes organisent des traitements à coût partagé, généralement en fin d'été. Se renseigner à la mairie ou au service départemental (ou régional) de protection des végétaux (chercher dans l'annuaire à la rubrique Administration de l'agriculture). Je ne peux pas donner de références d'entreprises assurant ces traitements.
En conclusion
Si ces chenilles représentent bien un danger sérieux, surtout pour les petits enfants, les personnes allergiques et les chiens, il faut quand même relativiser. Le danger est moindre que les guêpes et frelons qui font quelques dizaines de morts par an en France, et pour les personnes allergiques, le pollen provoque bien plus d'ennuis. Ceci dit, il faut bien s'accomoder de ces chenilles, et donc prendre toutes les mesures pour s'en protéger. Les gestionnaires d'espaces publics, parcs, bois et jardins (municipalités, etc.) devraient prendre la mesure de ce danger pour la santé publique, ce qu'elles ne font pas toujours.
Les consignes individuelles sont : Ne pas toucher les chenilles, ni se promener sous les forêts de pins en hiver ou au printemps un jour de vent, et chez soi, traiter les pins, détruire les nids.
Coté médical :
Variété de chenille facile à identifier car se déplaçant à la suite les unes des autres ce qui leur a valu leur nom. Chacune de ces chenilles donne un papillon qui, contrairement à sa larve, est inoffensif. Généralités Reconnaître une chenille processionnaire est très simple : elle est recouverte d'une multitude de poils dont chacun est relié à une glande contenant du venin. Physiopathologie Le danger des chenilles processionnaires provient de leur manipulation qui entraîne la libération du venin après que les poils se sont rompus. Ce venin a la capacité de détruire les tissus (on parle de nécrose tissulaire). Il faut également préciser que le simple fait de se tenir au-dessous d'un nid de chenilles processionnaires est suffisant pour présenter les signes suivants : Symptômes Irritation accompagnée d'un prurit (démangeaison) plus ou moins important. Présence de lésions oculaires parfois très graves (généralement chez enfants en bas âge Survenue d'un oedème au niveau de la langue (oedème lingual) Signes d'asthme Pour un chien, le fait d'avaler une chenille processionnaire peut être mortel. En effet ce geste est parfois à l'origine d'une nécrose (destruction) de la langue à l'origine d'une impossibilité de boire.
Evolution
La réaction, heureusement rare, mais susceptible de survenir après contact ou réaction allergique grave, due à la proximité d'un nid de chenilles, est susceptible d'évoluer vers un état de choc se traduisant par l'impossibilité pour les principaux organes d'assurer leur fonction vitale. Il est alors nécessaire de réagir très rapidement car la vie du patient est en danger.
Traitement
En cas de lésions buccales, et particulièrement chez les jeunes enfants, il est nécessaire de pratiquer un nettoyage immédiat de la bouche (avec un gant humide), et de demander une consultation en urgence. Le spécialiste, lors d'un examen soigneux, va rechercher un éventuel développement d'une lésion à l'origine d'une destruction de tissu. Un traitement par corticoïdes (cortisone) est indiqué dans certains cas, en particulier en présence d'un oedème lingual. Le contact du venin de la chenille processionnaire avec l'œil exige un rinçage immédiat à l'eau claire, pendant quelques minutes. Chez un asthmatique, le médecin prescrira des antihistaminiques.
Prévention
Il est nécessaire de faire supprimer les « nids de chenilles » sans attendre la survenue d'un éventuel accident, en faisant intervenir par exemple les pompiers.
LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES DU PIN
LE MUGUET
Vente du muguet
Ce jour là, associations, syndicats, chomeurs, adolescents ... peuvent être exceptionnellement autorisés à vendre uniquement des brins de muguet dans la rue.
• Malheureusement, cette tolérance exceptionnelle se transforme trop souvent pour les professionnels fleuristes en concurrence déloyale.
• Pourtant, un cadre législatif précis régit cette vente sur la voie publique. Vous devez absolument, avec vos représentants régionaux ou départementaux, faire respecter cette loi.
• La Fédération Nationale des Fleuristes de France vous aide dans la lutte contre toutes les formes de ventes à la sauvette non respectueuses de vos droits et de la loi. Au plan national, des outils ont été mis en place, avec notamment en 1997, la signature de la Convention nationale pour la Lutte contre le Travail Illégal, par quatre ministères. Fleuristes : dans votre commune, votre participation personnelle est indispensable pour défendre vos droits.
Ventes au déballage :
rappel de la loi La loi n° 96.603 du 5 juillet 1996 relative au développement et la promotion du commerce et de I'artisanat a modifie Ie régime des ventes au déballage. Ces ventes se définissent comme des ventes de marchandises effectuées dans des locaux ou sur des emplacements non destines a la vente au public de ces marchandises, ainsi qu'a partir des véhicules spécialement aménages a cet effet. L'utilisation de ces locaux ou emplacements pour des ventes de marchandises nécessite une autorisation préalable. L'autorisation de vente au déballage est délivrée (selon la loi) :
• Soit par le Préfet, si l'ensemble des surfaces de ventes utilisées par le demandeur en un même lieu, y compris l'extension de surface consacrée à l'opération de vente au déballage est supérieur a 300 mètres carrés.
• Soit par le Maire, si l'ensemble des surfaces de vente utilisées par le demandeur en un même lieu, y compris l'extension de surface consacrée a l'opération de vente au déballage, est supérieur a 300 mètres carrés. Cette demande d'autorisation est à adresser à l'autorité compétente cinq mois au plus et trois mois au moins avant la date prévue pour la vente. Toute personne n'ayant pas d'autorisation est en infraction.
Pour lutter contre les infractions, contre cette concurrence illégale :
• Les Présidents de Chambres Syndicales doivent faire les démarches auprès des autorités compétentes pour que toutes les infractions soient constatées (Iettre au Préfet, au Maire, requête auprès du tribunal de Grande Instance). La démarche est longue et il est important que les services administratifs soient saisis suffisamment à l'avance.
• Des réunions avec les différents partenaires seront nécessaires (préfets, Direction départementale du travail, Service de la répression des fraudes, maires, parlementaires ... ).
• Un dossier solide et argumenté doit être préalablement constitue. • Avec des actions motivées par de réelles nécessites économiques et sociales. • Sensibilisation des medias, afin de les sensibiliser sur les préoccupations des fleuristes, mais en prenant des précautions afin que la démarche ne se retourne pas contre les professionnels Artisans Fleuristes (bien démontrer que les fleuristes ne s'opposent pas à la coutume de la vente libre du seul muguet des bois, le jour du 1er mai.
Pour tout renseignements pour vous aider dans vos démarches :
FNFF - 17 rue Janssen - 75019 Paris Tél. 01 40 40 25 00 - http://www.fnff.fr/
(Article de la revue: "Fleurs de France - L'informations techniques et économiques sur le commerce floral") 
Le muguet est une fleur "porte-bonheur" qu'on offre habituellement le 1er mai, jour de la fête du travail. Cette tradition date de 1561, année ou le roi Charles X décida d'en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l'idée lui plût et c'est lui qui lança cette bonne habitude ! Bien plus tard, le 1er Mai fut décrété 'Fête du travail'. C'est pendant la seconde guerre mondiale, en 1941, sous le gouvernement de Vichy, que cette date fut officialisée. En 1947, à la Libération, le 1er Mai devient un jour férié et payé. Depuis, la plupart des pays d'Europe ne travaillent pas ce jour-là et tout le monde profite ainsi d'un week-end de trois jours à l'arrivée du beau temps ! Le nom latin du muguet est: convallaria maïalis. En anglais on l'appelle: Lily of the Valley. Alors qu'il est blanc à l'époque où on l'offre, en été, les clochettes du muguet sont rouges ! Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certains régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai.
ATTENTION : Les baies, comme les clochettes, la tige et les feuilles du muguet sont toxiques! On ne doit jamais goûter les baies, ni mâchonner un brin du muguet et faire attention de ne pas boire de l'eau dans laquelle a été mis du muguet. Comme toutes les belles fleurs il faut la regarder et, particulièrement pour le muguet, la respirer et la sentir !
Le muguet est une plante vivace, qui se multiplie dans les sous-bois grâce à son rhizome traçant. Chaque brin de muguet (ou hampe) est entouré de deux feuilles. Les fleurs sont toutes disposées du même côté de la hampe. En automne, le muguet donne des fruits sous la forme de petites baies rouges.
La plante est herbacée, vivace et se multiplie facilement grâce à son rhizome traçant. Elle est glabre. On la trouve en sol calcaire : dans les bois, les haies ainsi que dans les pâturages de montagne (jusque 2000m). On la trouve également dans les jardins humides et ombragés, cultivée ou subspontanée. Elle forme souvent un tapis lâche. On le trouve à peu près partout en France, à l'exception des régions méditerranéennes. On le trouve à travers tout l'hémisphère Nord dans les régions tempérées fraîches en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. La floraison a lieu entre avril et juillet. L'idéal symbolique voudrait que la fleur fleurisse pour le 1er mai mais il n'est que rarement exaucé. Il arrive même que la plante soit fanée à cette date. En Amérique du Nord, la floraison est rare avant la mi-mai.
Le muguet a donc un rhizome traçant qui se caractérise par une ramification assez développé. On parle d'un rhizome rameux. Celui-ci est en outre couvert de racines. La tige unique est une hampe dressée qui supporte une grappe de fleurs. Cette hampe est glabre. Si la hampe peut paraître grande par rapport à l'ensemble de la plante mais celle-ci ne mesure que de 10 à 20 cm de haut, rarement plus. La tige n'est jamais ramifiée. À sa base, on peut voir membranes, souvent brunies ou violacées, qui l'engainent. Cette tige a tendance à être décombante, c'est-à-dire qu'elle penche plus ou moins fortement.
Deux feuilles entières se dressent, rarement trois. Chez le muguet, les feuilles sont donc toutes basales. On peut distinguer une feuille inférieure et une feuille supérieure presque opposée, légèrement enveloppée par la précédente. Elles sont pétiolées mais paraissent sessiles. Le pétiole de la feuille supérieure est enveloppé par la feuille inférieure et le pétiole de cette dernière est enveloppé par la gaine basale. Le limbe est vert foncé, plutôt mat. Sa forme varie entre le lancéolé et l'ovale allongé. Les feuilles se finissent généralement en pointe, parfois la terminaison est plus arrondie (forme elliptique). La feuille est garnie de nombreuses nervures parallèles convergeant aux deux extrémités. Chaque feuille mesure de 10 à 20 cm de long.
L'inflorescence est donc une grappe terminale portée par l'unique hampe. Les fleurs ne sont disposées que d'un côté. La grappe accompagne le mouvement penché de la tige. Une grappe est composée au maximum de 20 fleurs mais généralement on ne compte pas plus d'une dizaine de fleurs épanouies.
Chaque fleur est portée par un pédicelle. Les fleurs inférieures ont un pédicelle plus grand que celui des fleurs terminales. Aucun ne dépasse 1 cm. Notons qu'il est accompagné d'une bractée membraneuse à peu près moitié moins longue. La fleur est blanche, parfois rosée. Le périanthe a la forme d'une clochette (forme campanulée) longue de 6 ou 7 mm en moyenne. Cette clochette est issue de la soudure des 6 tépales pétaloïdes sur la moitié de leur longueur. Sur l'autre moitié, chaque demi tépale est libre et forme une languette triangulaire recourbée vers l'extérieur. Chaque fleur contient 6 étamines et bien sûr un style. L'ovaire est supère, surplombant réellement les étamines.
Le muguet est hermaphrodite. Les fleurs dégagent une odeur pénétrante caractéristique qui est recherchée en parfumerie.
La fructification a lieu de juillet à octobre. Le fruit est une baie sphérique, lisse et rouge vif (orangé quand la maturité n'est pas encore complète.) Un fruit contient 2 à 6 graines. Les fruits sont particulièrement toxiques.
Dans chacune des utilisations, il est très important de se souvenir que toutes les parties de la plante sont très toxiques. Le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité.
Le muguet est une plante toxique (présence d'hétérosides cardiotoniques, entre autres la convallatoxine, la convallamarine et la convallarine). L'effet est de ralentir le rythme cardiaque et d'augmenter la pression artérielle. Comme beaucoup d'autres plantes toxiques, à dose adéquate elle a des propriétés pharmacologiques, et a été utilisée dans le traitement de maladies cardiaques particulières. Attention, son usage domestique est à proscrire du fait de son inintérêt et du danger mortel qu'il ferait courir. La convallatoxine a une action proche de la digitaline, pour avoir une idée de la réelle toxicité.
C'est en parfumerie que le muguet est surtout connu, même s'il y est rarement utilisé sous sa forme naturelle. Dès le XVIe siècle, le muguet était un parfum apprécié, notamment des hommes, puisque le terme muguet a servi à désigner jusqu'au XIXe siècle un jeune homme élégant. Aujourd'hui on l'utilise dans les parfums féminins comme note de cœur, mais sous forme synthétique, le terpinéol (ou terpinol) étant un excellent succédané. Le muguet, en soliflore, a fait la célébrité du parfum Diorissimo, créé en 1956 par Edmond Roudnitska.
Le muguet est souvent utilisé comme parfum de savon. Bouquet de muguet La plante est utilisée comme plante ornementale mais elle ne fleurie que quelques temps (3 à 4 semaines) La plante se cultive facilement en jardin, du moment que celui-ci soit frais et ombragé. C'est alors une jolie plante d'ornement. Il est toutefois conseillé d'ôter les fleurs fanées avant qu'elles ne fructifient, surtout quand des enfants sont susceptibles d'avoir accès au jardin.
Les baies de muguet, arrivées à maturité ou non, sont très jolies, très appétissantes. Elles ressemblent réellement à de petits bonbons du commerce, avec la grande toxicité en plus. On peut bien sûr cueillir les brins fleuris pour la composition de bouquets. C'est une plante idéale pour un vase soliflore où son inflorescence délicate est mise en valeur. Néanmoins, la présence de muguet dans une pièce trop fermée est malsaine : elle provoque des maux de tête parfois graves. Autre phénomène perfide, l'eau du vase dans laquelle le muguet a trempé est rapidement contaminée et devient à son tour très toxique…
Les noces de muguet symbolisent les 13 ans de mariage dans le folklore français. Le 1er mai, on offre traditionnellement du muguet « porte-bonheur » car il fleurit toujours aux alentours de cette date. Cette tradition est très présente, notamment en France et en Belgique. Pour certains, seuls les brins de muguet ayant spontanément et naturellement treize fleurs portent bonheur. D'après le langage des fleurs, le muguet signifie « retour de bonheur » Depuis 1982, le muguet est la fleur nationale de la Finlande.
Le muguet est cultivé de façon intensive dans la région nantaise pour répondre à la demande d'une nombreuse clientèle qui l'achète le 1er mai. On fait remonter cette tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur. Le muguet fleurit quand vient le printemps, c'est donc une plante idéale pour célébrer le printemps, les beaux jours qui reviennent et pour attirer les bonnes grâces pour de futures bonnes récoltes. Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889. En fait, sous Pétain, la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l'églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. La vente de muguet dans les rues remonte pour sa part aux environs de 1936. Les particuliers et les associations ont le droit de vendre du muguet le 1er mai (en plus des fleuristes) en France.
"C'est mon petit bouquet de fleurs
Mon petit muguet, mon porte-bonheur
Je l'ai cueilli pour la vie entière
Et je veux le porter à ma boutonnière.
Mon joli petit bouquet
Avec des yeux comme deux grands bleuets
Ce petit nom là lui va comme un gant
Car en la regardant je crois au printemps !"
Georges Guétary Extrait de Mon petit bouquet de fleurs
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LES PLANTES AROMATIQUES
LE REGNE VEGETAL
Le monde des plantes est vaste et complexe, pour une meilleure compréhension, il a été classé par un botaniste suédois, Karl LlNNE, qui s'est fondé sur les organes reproducteurs des végétaux. De plus, en association avec cette classification, chaque plante a été pourvue d'un nom générique et d'un nom spécifique. Ainsi les végétaux les plus évolués sont regroupés dans l'embranchement des Spermatophytes (plantes à graines) qui lui-même est divisé en deux sous-embranchements: les Gymnospermes et les Angiospermes. Les Gymnospermes rassemblent les végétaux dont les graines sont nues, comme les conifères, ainsi que l'ensemble des plantes ligneuses. Les Angiospermes regroupent les végétaux dont les graines sont contenues ou enveloppées dans un fruit. C'est le cas de certaines plantes ligneuses mais surtout des plantes herbacées qui constituent la majorité des plantes rencontrées sur terre. On dénombre pas moins de 10 000 genres et plus de 170 000 espèces. Les Angiospermes sont à leur tour divisés en deux classes: les Monocotylédones et les Dicotylédones. Les cotylédons étant la première ou les deux premières feuilles se développant à la germination d'une graine. Enfin, l'ordre et la famille sont les subdivisions suivantes, avant le nom de genre et le nom d'espèce. Prenons l'exemple du Cerisier pour mieux comprendre cette classification: Embranchement: Spermatophytes Sous-embranchement: Angiospermes Classe: Dicotylédones Ordre: Rosales Famille: Rosacées Genre: Prunus Espèce: Prunus cerasus Bien entendu à partir de là sont apparues des variétés ou cultivars aux noms variés que l'on rajoute à la suite du nom spécifique en les encadrant entre guillemets.
LA BOTANIQUE ANATOMIQUE
Les plantes possèdent trois organes principaux: la racine, la tige et la feuille. Ces organes sont en quelque sorte l'appareil végétatif qui les fait fonctionner. Elles possèdent en plus un appareil reproducteur: la fleur et le fruit.
LE SYSTEME RACINAIRE
Les racines sont des organes souterrains composés d'une racine principale et de ses ramifications. Ce sont les racines secondaires qui ellesmêmes sont divisées en radicelles. On parle alors du chevelu racinaire. L'extrémité des radicelles est terminée par un petit capuchon: la coiffe. Juste au-dessous de cet organe, on peut observer une multitude de fins filaments: les poils absorbants qui absorbent l'eau et les éléments nutritifs contenus dans le sol. Les différentes sortes de racines: Chaque plante possède un type de racines. Certaines sont pivotantes, d'autres fasciculées ou adventives. Les premières, comme leur nom l'indique, forment un pivot. Elles sont uniques, charnues et souvent volumineuses. C'est le cas des Carottes, du Chêne ou des Giroflées. Les secondes sont nombreuses et ne possèdent pas de racine principale, mais une multitude de radicelles qui forment une masse dense et enchevêtrée. C'est le cas du Blé ou des Marguerites. Les dernières sont des organes qui se développent sur la tige d'une plante en utilisant la faculté que possèdent certaines espèces à produire un système racinaire à partir d'un organe aérien. C'est le cas de certaines plantes grimpantes comme le Lierre ou l'Hydrangea. L'utilité des racines: Les racines sont utiles pour fixer une plante dans le sol afin de lui permettre de résister aux vents ou de maintenir sa couronne droite. Certaines racines sont superficielles et n'occupent que 3 à 40 cm de profondeur. D'autres descendent plus profondément et peuvent atteindre 2 m. Cette capacité à se développer ou non dépend des espèces, de la nature du sol ou de l'action d'éléments environnants, comme le vent qui peut inciter une plante à s'enraciner plus profondément pour mieux s'ancrer. Les racines ont également pour fonction d'assimiler les éléments nutritifs de l'eau contenus dans le sol. Ce dernier recèle des matières organiques (l'humus), des matières minérales et des oligo-éléments qui sont autant d'éléments disponibles à absorber. Bien qu'elles soient sous la terre, les racines respirent et ont souvent du mal à se développer dans un sol compact ou trop humide. Enfin, les racines peuvent être utilisées pour stocker des réserves nutritives, comme les Carottes ou les Betteraves, ou permettent aux rameaux sarmenteux de s'accrocher, comme le Lierre.
LA TIGE
La tige est une partie aérienne de la plante, elle porte les feuilles, les fleurs, les fruits et peut se ramifier. La tige démarre au ras du sol par une zone appelée le collet. Chaque départ de feuille se nomme un nœud. Il peut y avoir plusieurs étages de nœuds qui seront séparés par des entre-nœuds. Chaque nœud est composé d'un bourgeon latéral ou axillaire situé à l'aisselle de la feuille. Au sommet de la tige, le bois est renflé et forme un bourgeon terminal. La tige peut se ramifier et posséder plusieurs autres tiges sur ses côtés, se développant à partir d'un nœud. La disposition des bourgeons sera identique à celle de la tige principale. Les différentes sortes de tiges: On distingue plusieurs sortes de tiges qui correspondent bien souvent au mode de développement d'une plante. Les tiges aériennes peuvent être dressées, rampantes ou grimpantes. Les tiges souterraines ressemblent à des racines mais n'en sont pas. Ce sont les rhizomes, les tubercules ou les bulbes. Enfin, certaines tiges s'adaptent à l'environnement dans lequel elles évoluent. C'est le cas des tiges des plantes aquatiques qui se développent dans l'eau. L'utilité de la tige: La tige a un rôle de maintien de la plante et notamment des feuilles et des fleurs. Souvent elle peut ployer sous le poids des fruits ou des graines, selon qu'il s'agit de plantes herbacées ou ligneuses.
LA FEUILLE
La feuille joue un rôle important dans la vie d'une plante. En effet, sous l'action de la lumière et grâce au phénomène de la photosynthèse, la plante fabrique les éléments nécessaires à sa croissance à partir d'éléments nutritifs contenus dans le sol et mis en solution par l'eau et le gaz carbonique de l'air. Pendant l'élaboration de ces matières, la plante rejette de l'oxygène et régénère l'air. L'eau et le gaz carbonique avec lesquels la plante élabore ces matières nutritives ne suffisent pas; aussi elle puise dans le sol d'autres éléments pour les acheminer vers la feuille, qui les transformera en sucre. La feuille possède d'autres fonctions : elle respire en absorbant l'oxygène et en rejetant du gaz carbonique. Lorsqu'il fait chaud, elle transpire en se couvrant d'une fine pellicule d'eau afin de réguler sa température. Ces échanges avec l'atmosphère s'effectuent par les stomates qui sont des ouvertures situées principalement à la face inférieure des feuilles. Les différentes formes de feuilles: La feuille est composée d'un pétiole et d'un limbe. Le pétiole est l'organe qui relie la tige à la feuille. Il est étroit, fin, souvent rigide. Lorsqu'il n'y a pas de pétiole, la feuille est dite sessile. La feuille est divisée en deux par la nervure centrale qui elle-même peut être divisée en plusieurs ramifications. Ce sont les nervures secondaires. De formes et de tailles variables selon les espèces, les feuilles figurent parmi les éléments qui permettent d'identifier les végétaux. La feuille peut être simple et étroite, comme les aiguilles des conifères, découpée ou entière. Les bords sont lisses, dentés, ciliés ou crénelés et sa surface peut être lisse, gaufrée ou onduleuse. Leur position sur la tige peut varier: elles sont alternées, opposées, verticillées ou disposées en rosettes.
LA FLEUR
La fleur est l'organe sexuel d'une plante. Certaines plantes portent des fleurs unisexuées contenant les fleurs mâles chez un sujet et les fleurs femelles chez un autre, ou bisexuées comportant les organes mâles et femelles. Lorsque les fleurs unisexuées sont portées par deux plantes différentes, il s'agit d'une plante dioïque. Lorsque les fleurs sont portées par la même plante, il s'agit d'une plante monoïque. Une fleur est portée par une tige appelée pédoncule, munie parfois de quelques petites feuilles ou bractées. A l'extrémité du pédoncule: un bouton floral. Le bouton est entouré par une enveloppe verte constituée des sépales qui, en s'écartant, vont laisser apparaître les pétales. L'ensemble des sépales forme le calice, l'ensemble des pétales la corolle. Au cœur de la fleur épanouie, on distingue un foisonnement de petites masses jaunes (les anthères) montées sur de minces filets. Ce sont les étamines, ou pièces mâles de la fleur. Au centre de la fleur se dresse une tige plus épaisse dont la partie basse est renflée (l'ovaire) et la partie haute terminée par un petit plateau légèrement collant (le stigmate). C'est le pistil ou organe femelle de la plante, qui doit recevoir le pollen pour permettre la fécondation de l'ovule contenu dans l'ovaire. Mais le fleur n'est pas le but final de la plante. Elle n'est que le moyen d'arriver au fruit (ovaire fécondé), qui lui-même porte les graines, lesquelles doivent assurer la survie de l'espèce. La fécondation dans une fleur ne peut se faire seule. Il faut presque toujours l'action d'un agent extérieur (vent, insecte, oiseau, etc.) pour permettre le passage du pollen des étamines au pistil. C'est pour attirer les insectes ou les oiseaux que la fleur est colorée, parfumée, et qu'elle donne à celui qui a assuré la fécondation sa récompense, le nectar (produit sucré et parfumé se trouvant à l'intérieur de la fleur), et l'excès de pollen qui sert de nourriture aux insectes (aux abeilles en particulier). La fleur n'est donc qu'une étape dans la vie de la plante, étape qui conduit au fruit et à la graine.
LE FRUIT
Le fruit est l'aboutissement de la fleur et de sa fécondation. La forme et la taille sont variables selon les espèces. Les fruits sont les enveloppes sèches ou charnues des graines. Dans le cas du Pommier, il s'agit du gonflement du réceptacle de la fleur.
LA REPRODUCTION SEXUEE
La reproduction sexuée fait intervenir des cellules mâles et femelles. Ce mode de reproduction ne peut s'établir que sur les plantes à fleurs, qui sont les liens de pollinisation et de fécondation. Au terme de ces phasès, la plante produit des graines. La graine est donc l'association du grain de pollen représentant l'élément mâle fourni par l'étamine, et de l'ovule, élément femelle, fourni par le pistil. C'est la raison pour laquelle ce mode de reproduction est dit sexué. La pollinisation: Lorsque les grains de pollen sont mûrs, ils sont transportés jusqu'aux stigmates. Les moyens de locomotion sont naturels puisqu'il s'agit en général du vent, des abeilles, des insectes en général ou éventuellement des oiseaux. La fécondation: Lorsque des grains de pollen se déposent sur le stigmate, ils produisent un tube qui pénètre jusque dans l'ovaire afin qu'un grain puisse fusionner avec l'ovule. Le processus de formation de la graine est engagé.
LA REPRODUCTION ASEXUEE
Ce mode de reproduction est également appelé reproduction végétative. Il concerne les végétaux qui possèdent la faculté d'émettre de nouvelles plantes à partir d'organes comme les racines ou la tige. A l'origine, ce mode de reproduction permettait aux plantes de se multiplier pour survivre plus que pour se propager. Les pépiniéristes et les horticulteurs ont ensuite exploité cette faculté pour reproduire les végétaux. Ainsi, ils ont bouturé, divisé ou marcotté de nombreuses espèces et notamment celles qui ne pouvaient se reproduire fidèlement par le semis.
LA RECHERCHE
Aujourd'hui les modes de multiplication sont de plus en plus performants. Les modes classiques de reproduction comme les bouturages, la division ou le semis ont été considérablement améliorés, soit par une meilleure connaissance du végétal et de ses rythmes de vie, soit par l'utilisation de techniques complémentaires comme l'emploi d'hormones de bouturage. Les progrès de la science appliqués au monde horticole ont ainsi permis de multiplier des espèces difficiles à reproduire, ou de produire des plants en plus grand nombre et de meilleure qualité pour un prix raisonnable. Parallèlement à ce développement et à ces améliorations, se sont développées de nouvelles techniques de multiplication comme la multiplication dite "in vitro". Le principe consiste à prélever quelques cellules d'une plante où sont contenues toutes ses caractéristiques et de les placer sur une gelée nutritive dans une atmosphère contrôlée. Après quelques jours, ces cellules vont émettre des racines, une tige et donner une nouvelle plante parfaitement identique au pied mère. Il suffira ensuite de l'adapter à l'air ambiant avant de la rempoter dans un terreau horticole et de la cultiver comme une plante obtenue traditionnellement. Ce type de multiplication est effectué par des laboratoires, qui produisent ainsi des centaines de milliers de plantes, avant de les transmettre à des établissements spécialisés. Les avantages de la multiplication "in vitro" résident dans le fait que les plants sont garantis indemnes de viroses, de maladies ou de parasites; ils sont souvent plus ramifiés, parfaitement fidèles aux pieds mères, quant aux caractéristiques végétales ou décoratives, et souvent d'un prix moins élevé que les plantes multipliées de manière traditionnelle. L'amélioration des variétés est également un domaine qui mobilise le monde des recherches horticoles. De tout temps, l'homme n'a cessé d'améliorer les espèces en créant des variétés à fleurs doubles ou plus parfumées, aux feuillages plus amples, plus décoratifs ou plus résistants aux maladies. Actuellement, ces recherches portent essentiellement sur la diversification des coloris et l'amélioration de la capacité des plantes à résister aux virus ou aux bactéries. Mais les recherches tendent aussi à sélectionner des variétés de fruits ou de légumes plus productives ou de meilleure qualité.
LES DIFFERENTES SORTES DE VEGETAUX
LES ARBRES:
La catégorie des arbres rassemble les feuillus et les résineux. Les feuillus regroupent tous les végétaux dont les feuilles tombent à l'automne. Leur développement est important puisque certaines essences peuvent atteindre plus de 40 m de haut. D'autres ne dépassent pas quelques mètres et sont souvent appelés arbrisseaux. Les feuillus sont originaires de différents continents. Ils furent pour la plupart introduits en Europe à la suite de voyages au cours du XVI' siècle, effectués par des explorateursbotanistes qui rapportèrent le Sophora et le Mûrier de Chine ou du Japon, l'Arbre de Judée ou le Marronnier d'Asie-Mineure. Plus proches de nous, des pépiniéristes ont consacré leur activité à améliorer certaines espèces en développant les caractéristiques d'un feuillage ou d'une floraison. Les résineux sont des arbres dont les feuilles sont pour la plupart étroites et persistantes. Ce sont les aiguilles vert foncé qui donnent une couleur sombre aux flancs de nos montagnes. Les espèces indigènes, comme les Sapins ou les Pins que l'on rencontre sur notre continent, ont donné de nombreuses variétés décoratives par le coloris de leurs aiguilles ou leurs ports particuliers. D'autres espèces ont été introduites par des botanistes, en provenance de Chine ou du Japon. C'est en Angleterre ou en Belgique que les collections de conifères sont les plus développées. Ceci est dû au climat doux et humide qu'apprécient particulièrement les résineux. Leur aspect quelque peu exotique, comme celui des Chamaecyparis, ou leur trop forte utilisation comme celle qes Thujas, font qu'ils sont moins appréciés du public à l'heure actuelle. Ils peuvent cependant s'intégrer hannonieusement dans un jardin par leur port ou leur coloris. Dans la catégorie des résineux, on distingue les espèces à grand développement, qui peuvent atteindre plus de 40 ou 50 m, et celles à faible développement, que l'on utilise surtout dans les petits jardins, les rocailles ou les bacs.
LES ARBUSTES:
Les arbustes d'ornement sont des végétaux vivaces décoratifs par leur feuillage, leur floraison ou leur fructification. Atteignant 2 à 3 m pour les plus vigoureux, il existe des espèces à faible développement, voire tapissantes, qui ne dépassent pas 10 cm de haut. Leurs feuilles peuvent être vertes, panachées de jaune ou de blanc, ou pourpres. Elles sont caduques ou persistantes. La floraison se produit au printemps, en été ou en automne. Il existe quelques arbustes qui fleurissent en hiver. Ils sont rares mais utiles pour décorer un jardin à un moment où il y a peu de fleurs. Enfin, la floraison peut être remplacée par une fructification sous la forme de baies, de petits fruits ou d'infrutescences cotonneuses. Cette formation de fruits a lieu dès la fin de t'été jusqu'en automne. Bien souvent, ils sont rapidement consommés par les oiseaux et seules les espèces toxiques restent jusqu'en hiver. Durant la période hivernale il ne reste que des rameaux. Certaines variétés sont décoratives par les coloris ou la forme de leurs branches. Dans la catégorie des arbustes d'ornement, il existe un type dont les rameaux ont un développement plus important. Il s'agit des arbustes sarmenteux souvent référencés sous l'appellation "plantes grimpantes". Leur croissance s'effectue en hauteur et elle nécessite généralement l'aide d'un support. Les plantes grimpantes sont décoratives par leur feuillage caduc ou persistant, leur floraison ou leur fructification.
LES PLANTES VIVACES:
Cette catégorie de plantes fait partie du groupe des fleurs qui ornent nos jardins. Se développant à partir de souches vivaces et rustiques, elles peuvent durer plusieurs années. Elles sont décoratives par leur floraison qui se produit dès l'hiver pour certains, jusqu'en automne pour d'autres. Leur feuillage peut également être intéressant pour ses coloris ou sa forme. Le port des plantes vivaces est très variable: tapissant, buissonnant, touffu ou élancé. Elles s'adaptent ainsi à de nombreuses situations et créent des décors très variés. Les Fougères et les Graminées, au port particulier, font partie des plantes vivaces au même titre que les plantes aquatiques.
LES PLANTES ANNUELLES ET LES PLANTES BISANNUELLES:
Contrairement aux plantes vivaces et comme leur nom l'indique, cette catégorie de fleurs se développe sur une courte durée. Leur cycle est annuel ou bisannuel, c'est-à-dire qu'elles poussent, fleurissent et meurent dans la même année ou à cheval sur 2 années. Leur utilisation est saisonnière et se limite à quelques mois, durant lesquels leur épanouissement est abondant. Ainsi les plantes annuelles sont décoratives de juin à octobre et les plantes bisannuelles de novembre àdécembre, puis au printemps suivant. Certaines plantes annuelles sont en fait des plantes vivaces non rustiques dans nos régions. Elles ne supportent pas les hivers continentaux et gèlent dès les pemiers froids. Elles sont alors considérées comme des plantes annuelles sans en être véritablement. Le port des plantes annuelles est variable. Certaines sont tapissantes ou à faible développement, d'autres deviennent des buissons volumineux, ce qui permet de les utiliser dans de nombreux cas. Les plantes bisannuelles sont plutôt basses et moins volumineuses et elles sont très souvent associées aux plantes à bulbes.
LES PLANTES A BULBES:
Ces plantes possèdent la faculté de constituer des réserves dans un organe avant d'entamer une période de repos. Celle-ci a lieu en hiver pour les espèces à floraison estivale et en été pour les espèces à floraison printanière. Les réserves nutritives sont consacrées au développement du feuillage et de la floraison.
LES LEGUMES:
Les légumes sont cultivés pour la consommation de leurs feuilles, de leurs fruits ou de leurs racines. Etant très souvent de simples plantes à l'origine, ils ont subi de nombreuses améliorations pour donner aujour~ d'hui des variétés au goût savoureux ou au rendement intéressant. Les légumes ont pour la plupart un développement annuel ou bisannuel; rares sont ceux qui sont vivaces durant plusieurs années. Les légumes sont également des plantes qui ont fait l'objet de recherches très pointues en laboratoire pour améliorer leur qualité, on augmenter leur résistance à la maladie.
LES FRUITS:
Cette catégorie de plantes se rapproche de la précédente par son utilisation. Les fruits sont cultivés pour être consommés. Mais le type de plantes est totalement différent puisqu'il s'agit d'arbres ou d'arbustes vivaces au développement souvent important. Les arbres fruitiers font également l'objet de recherches pour l'obtention de nouvelles variétés ou l'amélioration des porte-greffe. Pour fructifier, un arbre fruitier doit être tailléselon des règles précises, correspondant à la forme désirée et au type d'arbre. Les différents modes de taille et de culture font, eux aussi, l'objet. de recherches visant à améliorer les rendements et à parfaire la qualité des fruits.
LE PAILLAGE
LA PELOUSE
Qui ne rêve pas d'une pelouse bien verte et sans problème ! Notre comportement de consommateur nous pousse souvent à vouloir obtenir des résultats immédiats nécessitant peu d'efforts face aux problèmes de mauvaises herbes, maladies et insectes. L'utilisation de pesticides répond trop souvent à ces besoins. Pourtant, d'autres solutions sans danger pour la santé et l'environnement peuvent être utilisées. Autrefois, les programmes d'arrosage n'existaient pas et les pelouses étaient belles malgré tout. Cependant, une méthode douce requiert plus de temps et d'entretien, car il faut observer régulièrement l'état de sa pelouse pour la garder en santé. Le maintien de bonnes pratiques culturales amélioreront les caractéristiques du gazon et le rendront plus résistant aux agents pathogènes. L'utilisation de ces techniques douces nécessite une intervention aux différentes étapes de l'ensemencement et de l'entretien du gazon.
L'ensemencement
Le choix des semences:
Le gazon n'est pas constitué d'une seule variété d'herbe. Il existe différentes plantes qui par leur croissance fournissent un gazon s'adaptant à diverses conditions. Des mélanges déjà préparés sont disponibles dans les centres de jardinage. Il en existe pour les espaces ouverts et ensoleillés, les endroits ombragés et les terrains où le piétinement est fréquent. Surveillez la qualité de vos semences. L'achat de semences peu coûteuses, âgées ou à taux élevé de mauvaises herbes peut devenir très onéreux avec le temps.
Une bonne préparation du sol avant de semer diminue les risques de maladies, les problèmes reliés à un drainage insuffisant et à la fertilisation lors de l'entretien de la pelouse rétablie. Ramassez les grosses roches et les débris de bois. En se décomposant le bois favorise les maladies fongiques (causées par les champignons). Deux à sept centimètres de bon sol uniforme sont suffisants pour semer. Une analyse du sol par un centre de jardinage et l'observation des herbes en place peuvent vous renseigner sur l'état du sol. Vous pouvez alors l'améliorer en ajoutant de la matière organique, puis de la terre noire si le sol est sablonneux ou du sable si le sol est compacté. De la chaux peut être appliquée si nécessaire de même qu'en engrais riche en phosphore comme la poudre d'os. Incorporez le tout dans les 10 à 15 cm du sol avec un rotoculteur. Installez des équipements de drainage si nécessaire et bien égaliser le terrain pour faciliter la tonte. Vous êtes prêt à semer.
Si vous semez à la main, dispersez la moitié des graines dans un sens et l'autre moitié à angle droit du premier semis pour bien couvrir toute la surface. Ne pas utiliser de vieilles semences qui risquent de ne pas germer. Assurez-vous d'une densité de plantation de 1 à 2,5 kg/100m2. Ne pas planter les graines plus profondément que 1 cm. Si vous ne possédez pas de rouleau, marcher sur les graines après avoir semé peut être suffisant. Un léger paillis de mousse de sphaigne ou de paille garde l'humidité et empêche le déplacement des graines. Il faut arroser légèrement à tous les jours parfois deux fois par jour pendant trois à cinq semaines pour garder le sol humide jusqu'à ce que l'herbe soit bien établie. Évitez de marcher sur votre pelouse lorsqu'elle est jeune. La nouvelle pelouse peut être tondue lorsqu'elle atteint 7 cm. Les mauvaises herbes disparaîtront au fil des tontes et un peu de sarclage aidera à les éliminer rapidement. Vous pouvez semer à nouveau au printemps ou à l'automne suivant si l'herbe n'a pas bien poussé. Les assiettes d'aluminium suspendues à un fil sont toujours recommandées pour chasser les oiseaux.
La tourbe :
L'utilisation de la tourbe (gazon en plaque), plus dispendieuse, permet d'obtenir une pelouse en deux à trois semaines. Elle peut être installée en tout temps ; elle étouffe les mauvaises herbes et peut être placée sur les pentes de votre terrain sans danger d'érosion. Vous devez préparer le terrain da la même manière que l'auriez fait avec les semences. Un sol fertilisé et bien hydraté va accélérer la reprise des racines. Il est préférable de rouler la tourbe pour favoriser le contact des racines avec le sol. Il faut bien arroser en profondeur après l'installation et ne pas marcher sur la tourbe mouillée. Attendre que le gazon ait atteint 7 à 10 cm de hauteur avant de tondre.
Les principes d'entretien
La tonte La hauteur idéale de tonte pour la pelouse est de 6 à 7,5 cm. Vous pouvez déterminer la hauteur de la lame de votre tondeuse en la mettant sur le trottoir et en mesurant la distance entre la lame et le trottoir. Une tonte trop basse (3,5 cm) rend la pelouse sensible aux maladies, aux insectes, à la sécheresse et nécessite plus d'entretien. Si la pelouse est très longue, la couper en deux fois (2,5 cm au maximum) à quelques jours d'intervalle pour éviter d'affaiblir le gazon. Il est préférable de tondre lorsque la pelouse est sèche, le soir ou par temps nuageux. Une pelouse dans un endroit ombragé doit demeurer plus longue (7,5 à 8,5 cm) à cause de l'ensoleillement insuffisant. Alternez le sens de la coupe, d'une tonte à l'autre, pour réduire les accumulations d'herbe coupée. Il est préférable de tondre les pentes en sens perpendiculaire. Emplir les irrégularités du sol avec un peu de terre suivi d'un raclage jusqu'à ce que les trous soient pleins, et semer de nouveau pour réduire les risques de rasage de la pelouse dans le haut des buttes.
La tondeuse :
Il existe 2 genres de tondeuses : à rouleau et rotative. La tondeuse à rouleau donne une plus belle coupe que la tondeuse rotative, mais cette dernière résiste mieux aux pelouses trop longues et inégales. La tondeuse à rouleau est utilisée surtout pour de petites surfaces de gazon fin. Une tondeuse doit toujours avoir des lames bien affûtées pour éviter de déchirer l'herbe au lieu de la couper. Nettoyez le dessous de votre tondeuse. Ne remplissez pas la tondeuse d'huile ou d'essence lorsqu'elle est sur la pelouse car ces produits peuvent l'endommager.
L'arrosage :
Il n'y a pas de secret dans l'arrosage, car le type de sol, le vent, la chaleur, l'évaporation, l'ombre, la longueur de l'herbe sont tous des facteurs qui influencent l'arrosage. Une pelouse coupée à 7 cm n'a pas besoin d'arrosage avant la fin de juin. Par contre, une pelouse courte demande plus d'arrosage pour compenser la perte de surface foliaire, ce qui peut créer un milieu favorable aux mauvaises herbes, comme la digitaire, et aux maladies fongiques. Dans ce cas, arrosez le matin pour la laisser sécher. Une pelouse longue à système racinaire profond peut être arrosée le soir sans problème, car sa demande en eau est sporadique. Un arrosage fin est meilleur qu'un arrosage grossier qui s'écoulera en surface avant de pénétrer dans le sol. La meilleure façon de connaître la distribution en eau de votre gicleur ou arrosoir, c'est de placer des boîtes de conserve vides à différents endroits dans la pelouse pour connaître la quantité d'eau recueillie. Vous pourrez ajuster l'arrosage en conséquence. Pour savoir si l'eau s'écoule ou non, plantez une pelle et observer jusqu'à quelle profondeur l'eau pénètre. Une profondeur de 10 à 15 cm est idéale. Si l'eau s'évacue trop rapidement, un léger arrosage d'eau savonneuse avant le vrai arrosage augmente le pouvoir d'adhésion de l'eau et contrôle les insectes, mais ne remplace pas une pelouse fertile et en santé. Évitez de marcher sur une pelouse mouillée. Les endroits ombragés ont besoin de moins d'eau. Par contre, près des arbres, on doit arroser deux fois plus. À l'automne, pas d'arrosage, à moins que les pluies ne tardent à venir, car la pelouse doit être verte et en santé pour résister aux rigueurs de l'



